« Vano KIBOKO dépose plainte contre les auteurs de son enlèvement » / COMMUNIQUE DE PRESSE N° 001/ACAJ/2016

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 001/ACAJ/2016

 « Vano KIBOKO dépose plainte contre les auteurs de son enlèvement »

 Kinshasa, 29 janvier 2016 – L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) confirme que M. Vano Kiboko a déposé, le 28 janvier 2016, plainte contre six agents de sécurité qui l’ont  enlevé de la prison de Makala[1] et conduit à celle de Ndolo où il est détenu actuellement en violation de la législation pénitentiaire. L’un de ces agents a été identifié comme « militaire FARDC » ayant le grade de « major ».

La plainte est adressée à l’Auditeur général des FARDC pour les infractions d’enlèvement, détention arbitraire et atteinte aux droits fondamentaux  garantis aux citoyens.  Elle rappelle qu’aux termes des articles 83, 84, 85 et 86 de l’ordonnance non 44 du 17 septembre 1965 portant régime pénitentiaire, seuls le Directeur d’une prison et le Ministère public peuvent ordonner le transfèrement d’un détenu ou prisonnier.

« La justice devra mener une enquête indépendante sur ces faits pour identifier les auteurs et leurs commanditaires, et les traduire devant une juridiction compétente, a déclaré Me Georges Kapiamba, Président de l’ACAJ.

« En attendant, l’Auditeur général des FARDC a l’obligation légale d’ordonner le retour sans condition de M. Vano Kiboko à la prison de Makala », a-t-il ajouté.

M. Vano Kiboko souffre de hernie discale, d’hypertension artérielle et de diabète sucré. Il n’a jamais été autorisé à aller se faire soigner dans une formation médicale spécialisée en dépit de ses multiples requêtes adressées aux autorités depuis février 2015.

Note à la presse :

M. Vano Kiboko est un ancien député de la majorité présidentielle qui s’est opposé, lors de son point de presse tenu à Lubumbashi le 28 décembre 2015, à la modification de la constitution pouvant ouvrir la voie à un troisième mandat pour le Président Joseph Kabila.

Il a été arrêté le 29 décembre 2014 à Kinshasa, sur injonction du Ministre de la Justice, au motif qu’il « aurait incité » des personnes à la haine raciale lors dudit point de presse. Le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe l’a condamné à la peine de 3 ans de prison pour ces faits, et lui-même a fait appel contre sa condamnation. Il était détenu à la prison de Makala depuis le 02 janvier 2015 jusqu’au 26 janvier 2016 date à laquelle son enlèvement est intervenu.

Pour toute autre information, contacter :

Me Beaupaul Mupemba, ACAJ

Téléphone : +243 853834692

Email : bp_croco@yahoo.fr, acajasbl@yahoo.fr

 

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